Le règlement européen sur l'IA : l'AI Act

L'AI Act est le premier cadre juridique complet au monde sur l'intelligence artificielle. Il classe les systèmes d'IA par niveau de risque et impose des obligations proportionnées. Ses dispositions s'appliquent progressivement, avec des échéances clés en 2026.

Contenu informatif : ne constitue pas un conseil juridique.

Les quatre niveaux de risque

🚫 Risque inacceptable

Interdit (notation sociale, manipulation…).

⚠️ Haut risque

Obligations lourdes : gestion des risques, supervision humaine, journalisation, enregistrement. Concerne notamment l'évaluation de l'éligibilité aux prestations et services publics essentiels (annexe III).

ℹ️ Risque limité

Obligation de transparence : informer l'utilisateur qu'il interagit avec une IA, étiqueter les contenus générés. C'est le cas d'un assistant documentaire générique.

✅ Risque minimal

Pas d'obligation spécifique (filtres anti-spam, etc.).

Le point de décision pour une collectivité

Un assistant IA documentaire est généralement à risque limité. Mais s'il sert à instruire des dossiers d'usagers (RSA, logement, aides), il peut basculer en haut risque (annexe III §5a).

La bonne pratique : trancher cet usage par écrit dans une charte, et l'encadrer ou l'exclure explicitement. Nous accompagnons cette décision.

Obligations clés & échéances

Maîtrise de l'IA (formation des utilisateurs)art. 4
Transparence : « contenu généré par IA »art. 50 — 2026
Supervision humaine documentéesystèmes à haut risque
Obligations des modèles à usage général (GPAI)portées par l'éditeur

Ce qu'apporte une IA souveraine

  • Bandeau de transparence et étiquetage des contenus générés
  • Journalisation et supervision humaine facilitées (tout est chez vous)
  • Documentation technique du système fournie
  • Charte d'usage co-construite pour cadrer le niveau de risque

Sources officielles

Anticipez les échéances 2026

Voir aussi la conformité RGPD et la souveraineté numérique.

Faire le point sur votre conformité