Expérimental, en test

Pseudonymiser vos données avant les API ChatGPT, Claude ou Gemini

Vos équipes veulent utiliser les meilleurs modèles du marché, mais ces API envoient vos données chez des éditeurs tiers. Nous développons et testons actuellement une couche de pseudonymisation qui masque les données sensibles avant l'envoi, puis les restaure à la réception, afin de limiter les fuites tout en gardant la puissance de ces modèles.

Statut : expérimental, en test, actuellement en phase de test. Les éléments présentés ci-dessous décrivent l'approche que nous validons avant l'ouverture en production.

Le problème : chaque prompt est une fuite potentielle

Dès qu'un utilisateur copie un document dans ChatGPT, Claude ou Gemini, les données quittent votre périmètre : nom, prénom, adresse email, adresse IP, numéro de dossier, données de santé… Ces informations transitent et peuvent être conservées par l'éditeur. Pour beaucoup d'organisations, c'est inacceptable, mais interdire ces outils ne fait que pousser vers le shadow IT.

L'approche que nous testons : masquer, envoyer, restaurer

1

Détection des données sensibles

Un moteur repère automatiquement les données personnelles dans le texte : noms, emails, IP, numéros, adresses…

2

Remplacement par des jetons

Les données détectées sont remplacées par des jetons. Des identifiants non détectés et des éléments de contexte peuvent subsister.

3

Envoi à l'API tierce

Seul le texte pseudonymisé est transmis à ChatGPT, Claude ou Gemini. La table de correspondance reste chez vous.

4

Restauration à la réception

La réponse est restaurée localement à l’aide de la table de correspondance. Le masquage ne garantit pas l’absence de données personnelles dans le texte transmis.

L'aller-retour, en un schéma

Seul le texte masqué franchit la frontière. La table de correspondance, utilisée pour restaurer les valeurs, doit rester dans votre infrastructure avec des accès limités. Le contexte peut néanmoins permettre une réidentification sans cette table.

CHEZ VOUS · votre infrastructure API TIERCE Texte original « Jean Dupont, dossier n°74123 » ① masquage Texte masqué « [PERSONNE_1], dossier [REF_1] » Restauration jetons → vraies valeurs → réponse complète, en clair Table de correspondance [PERSONNE_1] → Jean Dupont la clé : reste chez vous API tierce ChatGPT · Claude · Gemini ② envoi : uniquement le texte masqué ③ réponse (encore masquée)
La réponse est restaurée localement à l’aide de la table de correspondance. Le masquage ne garantit pas l’absence de données personnelles dans le texte transmis.

Exemple concret

Texte d'origine (reste chez vous)

« Merci de recontacter Jean Dupont à j.dupont@ville.fr au sujet du dossier n°74123. »

Envoyé à l'API (pseudonymisé)

« Merci de recontacter [PERSONNE_1] à [EMAIL_1] au sujet du dossier [REF_1]. »

Réponse restaurée (côté utilisateur)

« Un courriel de relance a été rédigé pour Jean Dupont (j.dupont@ville.fr), dossier n°74123. »

Une défense en profondeur, pas une solution miracle

La pseudonymisation réduit fortement l'exposition des données personnelles, mais elle ne remplace pas une IA souveraine : la détection n'est jamais parfaite à 100 %, et le canal reste celui d'un éditeur tiers. C'est un excellent complément quand l'usage d'API externes est incontournable.

Pour une maîtrise totale, la meilleure réponse reste l'IA souveraine hébergée en interne, où la question de la fuite ne se pose plus.

Participez à la phase de test

Cette solution sera expérimental, en test (phase de test en cours). Contactez-nous pour être informé de son ouverture ou pour participer aux essais avec vos propres cas d'usage.

Être tenu informé

Protection des données : portée et statut

La passerelle de pseudonymisation vers des API externes est expérimentale, en phase de test ; elle n’est pas annoncée comme disponible en production. La table de correspondance permet une restauration : les données restent personnelles et le RGPD demeure applicable. Détection et réidentification doivent être testées sur le corpus réel.

CNIL : anonymisation / pseudonymisation